Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 10

) 1 17 des Bénijices eccléfiajliques de France. 1 1 1 g quel_ il confenti~ & jura ap_rès fa, p~o- traordinaires. S'ils s'en détlchent, ce ne mot1on, dont 1 un des arudes ero1t, font que des comeres malheureufes • que le Pape ne pourroit plus déroger 9ue les Pythagoriciens appdloient des à la regle des vingt jours au préjudice eroiles errantes • dont la n.1ilfance , la. des indulis des cardinaux , aupara1•ant durée & la fin ne produi lent que des 9uoi il y dérogeoit librement; & cela défordres, des guerres, cles ruines & des ctoit approuvé plr les arrêts , comme miferes épouvanllbles. i1 fur jugé contre le cardinal de Tour- Les évcques n'ont des inclults que par non & le cardinal de Carps, nonobf- de pures graces & libéraliiés, lefquelles tant que leurs indults fulfent homolo- le Pape concédJnt , non privativie gués en ce parlement , ainli que remar- fed cumu!ativè concedit , com:ne difent que M. Charles Dumoulin au nombre les canonilles fur le chapitre Si à Sede. 163. fur cette regle; & ce Compallum, De pr<o. in. 6. Et plrce qu'il elt chef qui a vigueur cle concorclar entre le vilible de l' églife • & rel conllirué par Pape & les carclinaux • fait différence la parole de Dieu même , dont il y des uns & des autres. a une belle remarque dans Boëtius Epo, Mais le fondement & h raifon de an1rairéqu'il a fair ,Dejurefacro, lib. r. cette différence vient de la fonél:ion num. 1. 3. où expliquant les paroles de & afiillance que rendent ou doivent ren· faint Matthieu au chopirre 19. Tu es Pe– dre les cardinaux au Pape, comme fes crus , & le relle, il obferve que dans la. confeillers & Ces aJfeJfeurs, Et quia vo- l.mgue Syriaque, dont J. C. ufoit étant cati font in partem fo!licitudinis. C'ell fur terre , le mot Petrus & Caput, ou Ce– pour cela qu'ils ont des privileges par- phas, &> Kipho, fonrfynonimes, en relie ticuliers, comme l'a remarqué Oldranus force que les paroles dires à fJint Pierre au 48•· de fes confeils: Nam &> immu- fonnent: Tu es caput &> faper ipfam caput nitate digni font • quos noflri lateris &dificaho tcc!tjitJ.71 me11m. l)arce, diCons– comitatus i!luflrat , comme dit l'Empe- nous, qu'il ell le chef vilible de l'églife, reur en la loi unique au cnde De pr4pof. fa puilfance ne peur pls être diminuée /ab. Aufii s'ils ne réfident aétuellement par des concellions; & roue ainli que ce à Rome, la regle y ell formelle, qu'ils Cage auteur de la nature, cet efprit im– ne peuvent jouir d'aucun indult n'y d°3u- menfe, cette (phere admirable, comme cun privilege, & en ceci nous parlons l'a voit conçu Triîmegille, ne pourroit de la regle, non pas de l'abus. Le Pape pas faire divifion de fa coure puilfance, Paul III. en a foie un décret conlillorial qui lui ell eCfenrielle; ou pour continuer tout exprès, dont il fait mention en la dans la penfee du même Trifmegille. feptieme regle de chancellerie; & nous parce qu'il ne pourroit pas quitter fon cen– lifons bien plus au chapitre l. De Cie- rre. qui nécelfairemenc & érernellemenc ricis non rejidemibus , aux décréta le' • ell par· tour, & fes circonltances en nul que le Pape Léon IV. dépola un car- lieu : de même en ell il de b puiCfJnce dinai·, nommé Analhfe, du titre de S. fouveraine de Notre Saint Perele Pape, Michel, parce qu'il avoir été cinq ans qui ell fon vicaire en terre; & comme abfent de la ville de Rome. En un mot, le pouvoir au'il a, procede de fa parole le Pape l'a promis & accordé :\ ceux- li, & du fein de fa bonté, il e!l véritable de & non pas à ceux-ci. C'ell le rouverain dire qu'ell~ ne peur pas être divifc'e. hiérarche qui fait ce qu'il lui plaît; il ell parce qu'elle ne peur pas quitter fon cen– à proprement parler, entre les évêques rre; or fon centre n'ell autre choie que ce qu'ell le foleil entre les allres; les l'obier de Dieu. L'obier de Dieu, quand cardinaux qui gouvernent à Rome après il "établi la puilfance du fouverain Pon– )amorr du Pape, font comme les étoiles tife, n'a été antre que la chi.ire & le qui éciairent la nuit après la perre du ro: lie~e <le fainr Pierre ; ,Jonc il ell im– leil; or tout ainli qu'elles demeurenrcou- polTible oue par une limDle concelTion jours fixes & attachées au ciel , d"0t\ il pn'!îe iam.iis furpalfer fa puilîance; elles brillent fur nos têres • ainli les cu- IV l'indult accordé an lieur évêque de dinaux fonr obligés de demeurer. :l Poiriers ne l'empêchera poinr de dé– Rome, qui ell leur firmament , pour roger aux regles de choncellerie , quand méiiter des indults & des graces ex- il voudi-a, parce qu'il demeure toujouu http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-10] Corpus | Histoire de Provence

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