Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 583 ) tal, et l'événement prouva qu'ils avoient pris le parti qne leur dictoient la prudence et la sa– gesse; cepen.dan~, hieu d'autres 11linistres sat:rés ~e détern1inèrent à. ne pas abàncionner Je pays ;t]Ul les avoit vus naître; un zèle très-nohle les ani1noit; aucune loi ne les expnJsoit encore; niais bientôt' on exigea d'eux le sern1ent de liberté et d~égalité;7 que presque tous rejet.è- · rent ·; et dès-lors la persécution fut dirigée contre ces nouveaux réfractaires. Au con1n1en– cen1ent d~ rnai I 795, elle prit un caractère · très--prononcé , et, le 2 de ce mois, le décret de la convention qui les conda111noit à être déportés à la Guîane, fut connu dans la ville d'Arras. Le 5 , on incarcéra les prêti~es · au-dessous de soixante ans, et cp1e le décret concernait. Peu de ten1ps nprès, les sexagé– naires furent enferrnés ·dans la maison <le ré– clusion dite di.t Vivier_; elle devint une espèce de prison pour un grand non1bre de. prêtr·es renfermés ailleHrs, et qu·i y furent réunis .. fies in1pies confièrent la garde de ces· confesseurs de Jésus-Christ à nn hon1n1e féroce, et digne d'avoir donné le jour au plus n1on~ li~uèux · des fils. On ne sait p~s d'une manièi;e prééise · Jê '- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=