Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 582 ) Jeur tête, pa·r la prière et l'accomplissement des devoirs que le. christianisme leur impo– soit, spécialement par le recours au sacren1ent de p énitence, autant de fois que cette source des divines consolations leur étoit ouverte; et plusieurs eurent èett.e jouissance. On vit des fen1n1es . dellout auprès de l'instrLn11ent de i11ort, rendre à haute voix uri dernier horn– mage à l'ineffable auten1" de l'univers, et au souverain sous l'empire paternel de qui leur vie s'étoit écoul( e, et puis présenter, avec un caln1e inaltérable, leur tête innocente au · fer n1eurtrier qui · alloit l'abattre. C'est un tribut qu'il nous e~t bien doux et bieri précieux de rendre à la vérité: dans les années x 795 et 1794., la très-grande majorité des prêtres fonctionnaires publics, dans le <léparten1ent du Pas-de-C:alais , refusa de prêter le fan1eux ser-– n1ent de la constitution, dite civile dit clergé. Ces ecclésiastiques _, du n1oins le plus grand uornbre, quittèrent la France, à l'époque de la pron1 ulgation du d écret qui prononçoit leur déportation~ Beaucoup de leurs confrères, sé– ~ulicrs et r1~gnliers, quoique le décret ne les atteignît pas co1nrne fonctionnaires publics, ' . d . ' 'l . d l crurent nean11101ns evo1r se 01gne1' u ~o na- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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