Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 384 ) no111bre des prêtres renf ern1és .à cette époque; soit dans la 111aison du Vivier, soit dans d'au– tres prisons; 11ous pouvons seulen1ent assurer, d'après les rcnseigne111ens donnés par des per– sonnes dignes de foi, qn'il se 111ontoit au moins de cent vingt à cent trente. 1"Iais l!! grand crin1e que l'on imputoit aux chanoines d'Arras, dont le supplice sera ci-dessous ra– conté, étoit d'avoir sjgné une protestation, que l'on trouva chez l\I. l\ialbaux , 1'1111 des signataires, et dépositaire de cette déclaration. M. Leroux du Chastelet, plus que septuagé– naire, étoit très-sourd; au i11on1ent où le pré– $Îdent du tribunal révolutionnaire pro11onça ~a condan1natio11 et celle de ses con'frères, il den1anda à l'un d'eux, qui se trouvoit assis à s~s côtés : cc ·Que dit-il? - Il dit que i1ous al– )> Ions être guillotinés. - Deo gratias '> ~ ré– plique tranquillc111ent le respectable vieillard. M. Harduin avoit des talens, du· caractère, et ne manquait pas d'é]oc1ucnce; il se défendit avec force, et n'avoît pas signé la protestation qu'on reprochait à ses collègues ; tandis que ceux-ci la signoient à Arras, il prêchait, lui, dans les églises de la ville de Boulogne - sur– mer. Il faisoit valoir ce moye11 de défense, loriqu'îl e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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