Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 581 ) n1andable <le tout temps par la probité et par .la religion qui anin1oient un très--grand no111- hre de ses hahitans' eut le rnalheurde produire Robespierre et Joseph Lebon, deux n1onstres qui firent de la patrie le vaste théâtre de leur • rage révolutionnaire et de leurs vengeances personnelles. Ces deux scélérats s'étoient vus généralen1e11t inéprisés dans le pays , alor$ n1êm.e qu'ils n'avoieHt pas en~ore dévoilé toute l'horreur de leur caractère. Il n'entre point dans nos vues d'énun1érer ici tontes ces scènes· atroces qu'ont renouvelées !Î souvent Béthune, Saint-Pol, Arras; dans ce dernier. lieu , le sang coula par torrens. La guillotine étoit dressée sur le 111arché au p<?js– son; pl us d'une fois, les exécutions furent de vingt à treute personnes à la fois, et le sang se répandoit abondan1n1ent jusqu 'au bas d'uue rue voisine, .dite la rue de Saiut-Aubert; des témoins oculaires l'ont assuré. Si plusieurs de ces infortunés ont été sacrifiés par àes n1oti fi; étrangers à la religion, nous avons droit d'as– surer que la plupart d'entre eux étoient fort recomn1andables par Jeurs senti1nens reli– gieux; que , dans leur priso11, ils se prépa– raient à la mort qui planoit ch.aque jQur sur e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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