Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 578 ) rest.ation fut une lettre que l'on trouva sur lai, et qui annonçoit ses liaisons avec les roya.., listes les. 1nieux prononcés. Ainsi se foi~nroient. contre lui deux chefs d'accusation qui appe– loicüt sur sa tète toute la rigueur des lois ré– volutionaaires : il étoit fidèle à son Dieu,. il étoit ii(lèlc à son Roi. Il i1e se trouva pas seul tians Ic lieu de sa déteution; et, avec les gar– <ls.~ q ui le surveilloient, il con1 ptoit d es con1- pagnor:s d'i1~1forlunes. JI les llrêcha toule la nuit, ne croyant pas pouvoir faire une pré– parati on plus salutaire à sa dernière heure, que d'exhorter ses frères à la pénite11ce. Il ne cessa done de leur parler,. et le fit avec tant de sang froid, sur le danger in1n1inent qu'il couroit, que ses gardes eux-n1ên1es ne pou- . . \ 1 oient revenir de leur. surprise. A ceux -ci co1-i1rrte aux autres, il développa l'i nstallilité– des choses de la vie, la certitude de la i11ort el clu j ugen1ent. Il fut surtout plein d'éloquen-· cc à leur ù érnoutrer combie11 est tranquille et coin bien est heureux celui qui n1eurt pour· son l)îeu. l~n leur présentaot le ton1beau qui s'oovroit sous ses pas, il leur .disait : cc- A.~),) jourd'hDi pour n101, den1ai11 pour vous; >~ rnais quelle différe11ce, lorsque nous com- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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