Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 577 ) béni dans sa personne un père tendre, et zélé pour leur sanctification con1n1e pour l'a– doucissen1ent de leu~s peines ten1porelles; mais le te1nps n1auvais, le ten1ps chargé de nuages, leur découvrit en lui le parfait i11odèle d'un attachement inviolable à Ja foi de ses pères, ainsi que du patriotisrne le plus pur et le plus élevé. · A l'époque de la loi de déportation con– tre les prêtres i~sern1entés, ja1:11ais le bo11 prieur ne put se résoudre à laisser sor1 trou– peau à l~ merci des loups, afin de s'y soustraire lui-mên1e. Il resta caché dans le sein de ses brebis chéries ., pour leur adn1inistrer les grâ– ces et les consolations ineffables attachées aux sacremens. de la nouvelle alliance. De tous ses i11oyens et ses généreux efforts' il les pré– m unissoit contre les doctrines perverses; il les retei1oit, par ses exhortat ions et par ses prières, dans la barque de Pierre, Iorsqu'u11 traître fit cesser ses travaux et ses succès évan– géliques, en le dénonçant aux autorités cons– tituées. Poursuivi par Ja garde nationale, le juste ton1ba dans ses i11ains, le 16 111ars i 796, fut aussitôt conduit à Craon ·' et jeté dans les prisons. Le n1otif le plus apparent de son at"-· e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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