Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 579 ) ,, paraîtrons devant le tribunal du souverain » juge » ! rl.,elles sont,. presque n1ot p ·) U r n1ot, les paroles qu'il prouon.çoit encore-, lorsqu'il 111archoit au supplice, et qu'a depuis rappor– tées un de ses bourreaux, qui a\'·ouoit e1t 111ên1e temps n'avoir jan1ais vu d'hornrue aller à la mort avec autant de caln1e <::t <le séré- . , n 1 te. I...1.e soir, veille de son supplice·, on lui ser– vit deux œufs et u11 verre de 'in , qu,il prit afin de se conserver des for~es dans son voyage vers l'éternité. (~ornn1e on le condui– soit au théâtre de ses souffi..anccs, il arri– va dans un endroit assez spacieux, et il s'y 111it à genoux, croyant que c'étoit le lieu où il devoit mourjr : mais on lui dit de conti- 11uer sa marche ; et, rendu à l'endroit désigné, il s'aperçut qu'on se préparoit à lui bander les yeux; il ne voulut pas que l'on prît cette peine, renouvela le sacrifice de ses jours au Seigneur, et to111ba n1ort sous une décharge de vingt coups de fusil, dans la' cinquante– troisièn1e année de son âge. Probasti nos , Deus , et eduxisti nos in rifrige.– riunz: igne nos exarninasti sieut exaniinalur argentu1n. Ps. Lxv. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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