Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 576 ) placer dans un plus heau jour les qualités pré-· cieuses dont il étoit 01~né. No1111né, en i 782, au prieuré de la Rouaudière, que ne fut-il point, que ne se n1ontra-t-il point, sur un plus grand théâtre que celui où le titre de simple prêtre l'a voit déjà i11anifesté ! Cependant, dès l'au– rore cle so11 n1inistère évangélique, un esprit cult.ivé, et le pre111ier développen1ent de con- 11oissances variées et profondes, avoient fixé sur lui l'esti111e de ses supérieurs et la con– fiance de ses frères. Dans la suite, il se rendit toujours plus recomn1andable au~ yeux des u11s et des autres. . Que la révolutio11. n'eût point existé, l\f. Gi– rardot auroit vécu, seroit mort avec la répu– tation d'un prêtre habile, et surtout d\1n prêtre rcn1pli de l'esprit de son saint état; 111ais les événen1ens sinistres qui ont accom– pagné, <lans l'église gallicane, la fin du dix– huitièn1e siècle, ouvrent un cha111p plus vaste au n1érite con1n1e aux qualités essentielles de cet ecclésiastique. Ce fut dans ces jours d'ora– ges , que. le bon curé de la paroisse de la :Rouaudière ne ~e borna point à continuer de répandre autour de lui la bonne odeu1~ de Jé– sus-Christ. Jusque-Ut ses paroissiens avoient. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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