Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 372 ) présu111er l'intention du . souverain pontife, et ]e <listribuer en œuvres pies. c< Puisqu'il en est J> .ainsi'• reprit-il, on partagera, si on le trouva _>-) à propos, entre telle personne qui reçoit ha– n hituellen1.ent chez elle les tî1issionnaires, et :' ' quelques pauvres qu'il désigna. l\1ais au sur– >J plus, ajouta-t-il, en se tournant vers son CQn– » fesseur, je ne prétends pas en ..disposer; je >) vous laisse 1~ 111aître d'en faire un autre usage, » si vous croyez pouvC>ir en disposer vous– » n1ên1e plus convenahlen1ent >l, tant il -crai– gnoit d'enfreindre son vœu de pauvreté. Un de ses an1is, q·ue la donlenr avoit rendll inuet et irnn1obile, fit violence à ses larn1es, et, s,approchant du j nste, le conjura de vou– loir bien leur laisser ses cheveux, co1nn1e un sonvenir de leur réunion dans la n1ên1e pri– son. cc Non, 11011 , répondit le n1issiounaire, ~ je ne le veux pas : ce .n'est pas d 'un péch,eur » co111111e n1oi qu'il faut . chercher à conser– » ver quelque chose >J. On lui fit ren1arquer que' si on ne les .coupoit _pas alors) r exécutetw.~ le feroit sur l'échafaud, ce qui prolongeroi~ l'exécution; et il consentit à la n1esure .pro- . posée, ou plutôt aux vœux innocens de ses pmis. Ensuite il lei engage à réciter pour lui e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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