Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 37 t ) ee bo11 r"elig1eux fut au n1on1ent de se contes~ ser, le souvenir de ses fautes le pt~ né tra de la plus vive douleur·: les foiblesses iuséparables I \ f. .,. , l . , . \ l de a rag1ale 1tnna1ne etoteut a ses ycnx te • grièves offenses. Inondé c\e larrnes, et tou- jours à genoux, il entendit saugloter 1a ser– vante du concierge : elle venoit atinonccr que l'exécution étoit fixée pour le jou'r n:ièn1e; à trois heures; niais elle n'avait plus <le forces pour exprin1er de si doulotn'euses paroles., l/hotnn1e de Dieu les devina aisérncnt _, en voyant redoubler les ple~rs · de ceux qui l'en• touroient : c< Ne vous aflligez donc pas, leur » dit-il alors; félicitez.-n1oi plutôt de ce que » l'on hâte n1on bonheur )) • On le laissa seQl avec le guide de sa conscience. Il veuoît d' a~ chevet sa confession, lorsqu'on lui ofrrit, de la part <lu con1n1issaire, ün ·notaire pour re– cevoie ses dernières volontés. En re1nerciant, il répondit qu'étant religieux, il ne pouvoit disposer de rien : néann1oins il se rappela qu'il avait ren1is entre les n1ains d'une personne de confiance quelqt~e a.rgent qu'il avoit reçu, soit pour des actes de charité, ou pour houoraires de messes. Ses confrères lui re~1résentèrent que; n'ayant plui de supérieur in1rnédiat, il pouvoit e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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