Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 375) Jes prières des agonisans, et, se jeta11t à ge– noux, il y répond d'une voix assurée, quoi• qu'on n'entende autour de lui que des sanglot§. I.J'exécuteur, effrayé de verser un sang si pur, résolut cle s'enfuir; il offrit n1ên1e douze louis, pour que l'on appelât, ~t à ses fi·ais, l'exécuteur de Besançon; i11ais les autorités le faisant gar– der à vue, il se vit con1n1e forcé d'aller à la prison prentire lui-n1èn1e sa victîn1e. Celle– ci, pour épargner Ja sensibilité des autres confesseurs· de la foi, se hâta de s'arracher à leurs caresses, en disant : et Ne vous affiigez >> pas : nous nous reverrons un jour. Ne ma .>) fait-on pas beaucoup de gràces? c'est au >r n1èn1e ·jour et à la 1uê111e heure que Jésus-. >r Christ est mort. Courons au· con11)at qtii ~) nous ·est proposé, les yeux fixés sur Jésus– >r Christ, l'auteur et le consonuliateur de no– » tre foi, qui se fit une joie d'endurer le sup– » plice dé la croix, et d'en rnépriscr l'igno- • • » n11111e >>. Ayant encore quelques mon1ens libres, cet :nni de Dien et des hon1n1cs den1eura chez le concierg·e, y nppela son confcs~.cur, renoll– vela près de Iui. les actes de foi , d'espér<lnce, de charité, de résignation, trunion de ses e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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