Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 567 ) ;> ce sera tout au plus la déportation ou la ré... >J clusiou : voiJà tout ce que l'on peut faire à ,, un hon1n1e dont la raison est égarée ». - « [,a n1ieurie ne l'est flOÎnt, s'écria viven1cnt » le religieux; c'est avec toute la vérité et toute ,, la réflex ion dont. je suis ca pahle, que je dé– l> clare haulen1ent que je n'ai jan1ais frtit de » sern1eut, ne voulant pas sacrifier n1a co.n– '' science à rna tranquillité. Si cette conduite " sen1ble crin1inelle, si elle rnérite la 111-ort, >J n1e voici prêt à la subir ». Il eût été, sans doute,. <liHicile de persuader que des discours aussi sages pussent sortir de la bouche d'un insensé. Alors l'accusateur pu– blic fit une sorlie violente contre les prêtres iu– sermcntés, leur in1putant tous les n1au~ de ]a république, et il conclut à la pein~ <le n1ort. J-le3 juges <lélihérèreut Jong-ten:i ps ; un reste de droiture naturelle plaidoit près d'eux la cause de raccusé : 111ais cette voix fnt étouffée par la crainte de perdre leurs en1plois. l.Je pré– sidtnt, d'un air n1al assuré, et cornn1e en balbu– tiant, lnt an juste sa sentence, lui ajoutant qu~il avoit toujours eu le désir 'de donner son sang pour la foi, et qu'il alloit avoir cette consola– tion. Le père Grégoire s'étoit inis à genoux, e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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