Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 5G6 ) ,, jan1ais je n'at pr~té aucun sern1ent depuis la n réYol u tion. Si j'ai cons~nti à vons l~isser croire >' le cou traire, ce n'est point la crainte <le la • ' I • • ~, 111ort qu1 n1 y a eugage, n1a1s uu1quen1ent ,, celle de voi1· outrager la religion et l'huina– » nité .. Dieu n1'est tén1oi11 de la pureté de ri1on )) int.cutiou, de la droiture Je 111011 cœur. 1""out:e » nia vie j'ai en\i~:.le sort de ceux qui avoieut » le bonheur de donner leur vie p·our la reli– » gion, et je nl~estin1erai heureux si je suis J> trouvé digne de verset.., à leur exemple, n1on » sang pour elle. Voilà nia profession de foi >> inviolable, après laquelle il ne 111~ reste plus » rien à dire. Je n~iguore pas ce qui n1'est ré– " servé après un pareil aveu ; je sais que la loi » prononce peine de mort contre n1oi, et je » n1'y attends».-« Cit.oJellS juges, reprit alors » l'avocat, vous conviendrez avec rnoi que cet » hon1n1e n'est pas eutièren•eut à lui; que les >> par-0les qu'il vient de vous adresser- !i.e sont '> que le fruit d·une i111agination. exaltée, et qu'il )) y auroit de l'injustice et de rinhu1nanité à >> lui appliquer toute Ja~ rigueur d'nne loi qni >.> n'a pu être faite que pour des crin1es comn1is » avec une entière réflexion. Je pense que ~ï.l )J. y a quelque peine à prononcer _contre lµi, e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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