Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 565 ) toutes ses horreurs, à une liberté achetée à.ux dépens de sa couscien·ce. A l'instant, · il écri– vit une rétractation formelle de .ce qi1'il avait dit la veille' et la ren1it à l'avocat' lui décla-– rant que telle est sa dernière volonté. cc Eh >> bien! repr·it alors son ·défenseur, exprin1ez– » vous comme bon vous semblera,. n1ais lais– » sez-111oi faire de mon côté · ce qne je croirai » nécessaire pour sauver vos jours ». Ensuite, parlant à voix basse, il énonça le désir de faire passer l'homn1e de Dieu cou1n1e un insensé. cc J'espère, répondit celui-ci, n1ontrer au peu· . » pie que j'ai toute n1a foi co1nme toute ma • J> raison >>. La séance du tribunal s'étant ouverte le len– demain, aussitôt que le père Grégoire y com– parut , il detnanda la parole , et s'énonça dans ces_ ternies, d'une voix haute et ferme : cc Ci– )> toyens juges, vous avez pu croire, d'après ,, ce q~ vous a dit hier mon défenseur, et >l d'après mon silence, que f ayois prêté le ser– » ment de liberté et d'égalité : ce coupable si-. " lence est une foiblesse de n1a part, une faute '' que je n1e reproche, et qtte je dois effacer >l aux yeux de tous ceux qui e11 ont été les té--· » n1o ins. Je le déclare donc aujourd'~ui, que e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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