Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 549) ' • • • • A fant prec1eux qui nous occupe 1c1 ; peut-etre dut-il, par la suite, à son édifiante exélctitude aux pienx exercices , cette abondance de grâ– ces qui le rendit si supérieur à l'iniquité de son siècle. De bonne heure, ce n1onde pervers se hâta de lui tendre des piéges; un p erfide propagateur du philosophisn1e , sous prétexte de former et de perfectionner son goût, lui ren1it secrètement un de ces pernicieux écrits, dont le poison se cache sous les fleurs d'un style séduisant. Ce vertueux enfant l'eût à peine ouvert, que, reconnaissant son in1pru– dence, il le porta sans délai au guide ·de sa • conscience. Son unique an1bition étoit d'entrer dans une de ces 111aisons religieuses que uaguères possédoit la France, con1111e autant de pré– cieux: asiles à la jeunesse indigente, ou jalouse de pratiquer les conseils évangéliques . Déjà, saisissaot les dangers si com1uuns <laus la so– ciété du n1onde, il souhaitait lui dire un éter– nel adieu. Ses penchans vertueux ·' une grande pureté de cœur, une étude soutenue , une conduite exe111plaire, tout sen1bloit déceler en lui les vues adn1irahles de la Providence. Le mon1ent de choisir un état étoit arrivé. I.... es e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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