Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 550 ) parens de C:ornihert n'avoient consulté-, dans · son éducation, que la gloire du Seigneur, que le sa] ut de· leur enfant; ils lui laissèrent \l·ne entière liberté, et le sage adolescent n1on– tra )e caractère désintéressé que la ·grâce cul– tivoit en lui, il en1brassa l'ordre le plus pauvra : Je l'Eglise; et, ni.al.gré l'opposition (Je parens éloignés, d'étrangers 111ê-1nes, qui, guidés par· cles vues an1hitieuses) firent tous leurs efforts pour les lui inspirer, .il se déroba aux solli– citation·s d'uue an1itié profane, et entra au cou· vent des capucins de Dôle, le 4 n1ars 1780, et fit profession à Lons~}e ..Saulnier. '"l,out ce que la dévotion a de plus tendre, l'hu111itité <le plus profond , la piété de plus solide , l'application de pl us soutenu , éclata dans la conduite du jeune religieux. L'exercice de ces difiërentes vertus le disposa à fai.re à Dieu un sacrifice sans retour, par l'é111ission des trois vœux de pauvreté , de chasteté ~t d'obéissance. A 111e– su re que le n1on]ent de les prononcer appro– choit, il redoubloit ses prières, con-jurant avec instance l'esprit céleste de l'aider de ses lu- 111:ières, de lui faire connoître sa volonté sainte, et de ne pas per111ettre qu'il eùt l'inexpri111ahle n1.alhcar de violer les · engage111ens sacré~ quïl e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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