Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 548 ) n1ieux préparer, quelques bonnes œuvres : « l\Iais hélas, disoit Cornibert en soupirant, J> que puis-je donc 1 ? je n'ai pas le 111oyen de >J faire des aun1ônes; au n1oins, je n1e priverai )) de quelques petits repas en faveur des pau.., )) vrcs ». 11 parlageoit entre eux ce <ru'il pou– voit retrancher qe sa nourriture, et, un jour, 011 le vit pleurer de ce qu'il n'a voit plus rien lt donner à un indigent qui den1andoit assis– tance. Il conservoit toujours, n1ên1e au milieu de ses innocentes récréations, quelque chose du profond recueillement qui l'accon1pagn~t au pied des autels. Sans paroître ja111ais ni austère ni farouche, il savoit; avec s.es petits an1is, changer adroiten1ent la conversation , et, d.'objets frivoles, la porter sur des objets édifians. Cette vertu précoce étoit bien 111oins l'ouvrage de la nature que celui de la grâce, et le fruit sensible des· pieux établissemens for111és à Saint-Loup, surtout celui d'une con– grégation c:n rhonneur de la 1'1èrc de Dieu, érigée pour les jeunes gens, depuis 11euf ans jusqu'à quinze. Elle se teuoit tous les din1an– ches, le 111atin, et l'on ne se forn1e i1as aisé- 111cnt l'idée des fruits de ·bénédiction qu'elle opéroit. Ils_ étoient plus n1arquans dans 1' e11- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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