Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( ·347 ) tus. Au collége , son· professeur le ci toit sou... vent con11ne un n1odèle à tous ses condisci– ples; la ferveur étoit . née avec cet ai1nable enfant. Dès l'âge d.e sept .ans, il avoit retiré des fruits précieux de l'aveu de ses fautes, a,u -tribunal de la pénitence. Chaque jour il se mon.troit plus assidu à visiteJ .. J'adorahle Sau– veur dans le sacren1ent de son a1nour: « 1VI011 » confesseur, disoit-il à ses condisciples, n1'a ".recon11nandé de faire de fréque11tes visites .» au Saint-Sacrement; n1es a111is, vous devez ilt-·en faire aussi )) . Il avoit surtout horreur du :mensonge et des propos légers; qu'on en lais– ~sât échapper dans sa présence, il rougissait, ,paissoit les yeux, s'éloignait à l'instant, et, ~s'il se rapprochoit ensuite, c'étoit pour ad.res- ser au coupable une représentation pleine de ..douceur. QueUes dispositions précieuses n'apporta– t.-.il pas à sa première comn1unio11, qu'il fit en !sa douzième année! Souvent on l'entendoit prononcer, avec tout le f~u d'une dévotion ~tendre, ces paroles : (< Mais j'aurai donc le » bonheur de rècevoir n1on Dieu >, ! Le bon pasteur qui conduisoit les enfans à cette au– guste çérén1ou-ie, les engngeoit à faire, pour se e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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