Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 537 ) rendre auprès des malades qui récla1noient les secours de la religion; sur ce dernier point, leurs vœux furent exaucés, à quelque distance ·que se trouvassent les viJlages où il étoit ap– pelé. T'ant de travaux si parfaite111ent soute- nus n1éritoient une couronne; le ciel la lui décerna. L'hon1n1e apostolique fut découvert au n1ilieu de ses courses, et traduit dans les prisons ll' Aix, qui renfern1oient 1)lusîeurs con– fesseurs de la foi. 1\1. l'abbé Floren, vicaire général, obligé de se l:enir caché, leur adressa une lettre de consolation , et réussit à leur faire pàrvenir le très-saint Sacren1en t en via– tique, par le n'linistère d'une personne de confiance. Si 'heureusen1cnt environné, l'hon1- me de Dieu goùta toute la 1).aix d'une con– science pure, d'une ame détachée, qui ne soupiroit qu'après le ciel. Là, co111n1e dans· l'école des plus saintes vertus, il se })répara plus prochainen1ent à la n1ort, par la. lec- ·. ture de cette partie des œuvres de SaintMCy– prien qui se trouvoit aualogue aux circon– stances, et surtout son exhortation au n1artyre, après lequel il ne cessoit de soupirer. De cette prison , transféré dans celle de Marseille, il con1parut au tribunal de sang, 111. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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