Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 356 ) tif principal, le défaut absolu de. secours spi.\ rituels dans son diocèse, donnoit · à· ses dé– sirs un plus grand degré de chaleur. Avec respoir de se rendre utile à ses concitoyens, il retourna dans la ville d'Aix , r an 1 795 ; et cette ain1able espérance ne fut pas déçue : au lieu de se reposer de ses fatigues, il ne s'occupa qu'à leu1-- donner un but honorable; et, lojn de den1eurer oisif, il fit tous ses efforts pour procurer le salut de ses frères. Mais il en avoit d'autres beaucoup plus chers à son cœur : les an1is de son enfance , les habitans de la Fare, parrni lesquels ue se trouvoit plus un seul prêtre pour les assister dans les be– soins urgens de leur an1e, lui tendoient les bras. Le pieux missionnaire y vola, y devint con1111e un sauveur pour les uns, con1n1e un ange· tutélaire pour les autres. A.près le i 8 fructidor, son zèle infatiga• ble, loin de se refroidir, sen1bloit prendre une nouvelle ardeur. A cette désastreuse épo– que, où la persécutio11 s; enfla111n1a plus qüe ja111ais , le bon missionnaire se n1ontroit prêt, jour et nuit, à conférer le baptê111e, à· ré– coucilier les pécheurs, à instruire les igno~ rans, à célébrer les sai11ts n1ystères, à se rendre e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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