Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 318 ) ,., se lassèrent d'attendre derrière la po1~te ; " ils se crurent joués par la pauvre femn1e » rnalade, à laquelle ils firent suppo.rter les, n plus durs reproches. Cette aventure fit dn >) bruit dans le voisinage. I ...e religieux en fut )) prévenu le soir n1ême, au mon1ent où il al- 1> loit se rendre auprès de l'épouse l11alade u de ce jacobin, et il fut ainsi soustrait au }j péril extrême qui le menaçoit )) . Voilà ce qu'on nl'avoit appris de ce fait singulier. Je fus curieux d'entendre le n1ên1e récit de la bouche de don1 Joseph. .Il se n1it à sou– r1re, et il nie dit avec une touchante sim– plicité : « Tout est à peu près exact dans ' , i!. • ' " ce qu on vous a raconte ; ce ia1t n a toute• 1> fois rien que de 11aturel. Il est pour moi la t< preuve d'une assistance visible de la Pro.– » videncc ; n1ais il faut en ôter le n1ot n1ira– » cle. J'étois en effet à quelque distance de la » n1aison de ce terroriste, lorsque j'appelle }~ n1on conducteur. Je lui fais part de mes ,, réflexions sur les moyens d'abréger nos >> courses en revenant sur nos pas. Il n1c fait " observer la proximité de cette maison; j'hé– •) site, je veux une décision de sa part. Al– )) Jons en avant, lui disois-je; loi .. squ'un é·n- • e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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