Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 298 ) outrages. « Non, répondi~ent ces hommes de' » Dieu, laissez.:...Ies ; ils ne savent pas le plaisir ~> qu'ils nous font, d'ajouter chaque jour quel· » que ch.ose au n1érite de notre profession de » foi ». Sans avoir été prévenus par aucun avis, les prêtres de Laval entendent battre la générale, et publier pour eux l'ordre de se rendre tous aux anciens couvens des capucins et des carmes. Cet ordre révoltait les honnê– tes citoyens; beaucoup vouloient s'y opposer. l~es ·ptières, les instances des prêtres trion1- phèren t tle l'indignation publique. Le vénéra– ble évêque se hâta d'obéir en se rendant aux Ca– pucins; et tous les autres prisonniers de Jésus– Christ, à son exen1ple, se rendirent aussi aux ~eux maisons assignées pour leur réclusion. Elles a voient été rune et l'autre la proie de J'ava· rice. Pas un seul meuble, pas une chaise, pas un seul tas de -paille mê111e pour reposer sa tête. I.Je zèle des bons chrétiens pourvut encore à tout. Leur e1npressen1cnl se n1ontra tel, qu'en quelques heures six cents lits se trouvèrent tendus et dressés dans les deux communau– té~, avec u~1 non1bre de chaises et de tables suffisant. Il fal1 ut se serrer , doubler 'les lits . .dans de petites cellules, en ren1plir les corri.:. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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