Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 2 97 ) pour aller au-devant de lui, ou I'at.tendoîent .pour lui faire cortége. Lorsque le con1n1issaire .l'appeloit sin1plement Hercé, le prélat répon~ doit modestement : J'y suis. Jl disait, ·fait observer ici l' écrivain cité tout à l'heure, · il disoit au tyran magistrat : « J'y sitis; tu peux » appeler les bourreaux ,je ne les fuis, ni eux, » ni toi : je continue à rejeter"le serment du » parjure et de l'apostasie. J'y suis~ encore )> prêt à subir tes outrages et ceux. de tous les n tiens, à n1ourir pour ma foi, pour mon Dieu; » je te f ai dit hier. J'y suis aujourd'hui de llOU– >J veau, et den1ain je viendrai te le redire en~ )> core >>. Le n1on1ent de l'appel étoît celui que les jacobins et les intrus désignoient à leurs .brigands pour les huées et pour les outrages : l'évêque de Dol en étoit le principal objet. La croix épiscopale les faisoit frén1ir con1n1e l'en– fer; une mégère forcenée s'é)ança un jour sur luî pour la lui arracher; ce fut la~ule fois que ses prêtres repoussèrent la violence. De ~ons citoyens de I ... aval, accourus aussi chaque jour à cet appel, pour être témoins d'une si glorieuse confession , proposère11t souvent, o·u.à M. de Hercé, ou aux autres con– _fess.eu1~s, de ·les délivrer des h~ndits et de leurs ' . e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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