Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 296 ) ·" n1oi, j'auroi.s voulu être Pierr~; et ce don des » chaînes est quelque éhose de plus irand que >> d'arrêter le soleil dans sa course, que d'é~ >> hra11ler l'univers, que de con1n1ander aux dé.. » mons ». A Laval, comme dans les autres villes qui .renfermoient les confesseurs de la foi, la loi les sournit tous à comparaître devant un commis– saire. Leur appel non1inal se faisoit à l'église collégiale; le bon évêque s'y rendoit chaque ~jour, .à la tête de tout le clergé catholique; il y étoit non1n1é avec tous les autres, sans la n1oi1-.dre distinction, pas n1ê111e celles qui sont en :usage parmi les nations civilisé.es. ~ Il ·support.oit, ainsi que tous ses con1pagnons d'in· fortunes, les. injures de la saison, qu'on af... fectoit de leur faire éprouver plus long~ ten1ps qnand le froid ou la pluie redou9!"" bloient. C'étoit i11ên1e à lui que s'adressoient ~le préférence les injures de la populace ou .de quelques brigands soldés par les jacobins. .Ain1ons à le répéter, d'après l'historien du clergé dans cette mén1orahle époque, tous les .~utres confesseurs le regardoier~t et I'honoroient con1n1e leur père; chaque fois. qu"il venoit à l~a1)pel, deux cents ecclésiastiq\1es se détachoient e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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