Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 295 ) si1nula· point à ses parens la résolution qu'il avoit prise de se rcnd1~e incessarnment au mên1e .lieu : ils le conjurè1·ent en vain d'ahandonnet· son projet, et de ne pas exposet· ·ainsi ses jours à la rage des assassins: « A Dieu ne plaise, lcu1· » répendit-il aussitôt, que je laisse échapper " une si belle occasion de confesser le notn de . . » Jésus-Ch1'Ïst ! Je dois l'cxen1ple aux prêtres, ·,» et je serai tr·op heureux de n1e voir à leur » tête dans la captivité » o Il part le jour n1ên1e, avec l'ahbé de Hercé, son frère, vicaire géué– ral, et se rend prisonnier à Laval. Sans doute que, dans cette noble démarche, il disoit, après saint Chrysoslôrnc ( I-Ion1. in, Ephes. c. 111.) : f< Le titre de prisonnier de Jésus-Christ est '> beaucoup plus glorieux que celui d"apotre, " de docteur ou d'évangéliste : c'est là 11 ne » dignité bien au·dessus de ceJle de consul on " de roi. Quand on ain1e le SauveuL', on pré– ,., fère d'être dans les fers pour l'an1our de lui. ~-· Le diadên1e le plus brillant décore n1oins >l qu'une chaîneportée pour Jésus.. Clirist ... Paul )> n1e paroît plus heureux(le l'avoi1· portée, que " d'a~oir été ravi au ti;oisièn1e ciel. Lequel au– » riez...:.vous rnicux aimé être, on l'ange qui dé– .,) livroit Pierre, ou Pierre chargé de fers? Pou.r e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=