Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 268 ) 1\tlais c'est surtout dans la n1anière dont il ren1plit ses fonctions pastorales, qu'il se rnontra le plus intéressant, et le plus digne de l'affec– tion et de la reconnoissance des fidèles. Il don– noit à l'étude les n1on1ens qu~il n'e1nployoit pas à leur service. 'I,out indigent eut co11stan1n1ent auprès de sa personne l'accès le plus facile. Point de sacrifices qu'il ne se plût à faire pour ses paroissiens. Sa n1aison étoit constan1ment ouverte à son no111breux clergé, dont il étoit le n1odèle dans les vertus sacerdotales. Chaque année il acco1npagnoit ses prêtres, pour ]es ani– n1er, et pour s'anin1er avec eux dans l'esprit de leur saint état, à la retraite qui se donnoit pour les ecclésiastiques au séminaire de Plouguer– nevel. Jan1ais il ne 1nanquoit à faire tenir chez lui les conférences recon1n1andées par les statuts du diocèse. Dans toutes les saisons de l'année, chaque n1atin il se rendoit, avec une sévère exactît.nde, à son église paroissiale, éloignée d'une de111i-lieue de sa den1eure .. En 1785 J il ren1it cette paroisse , si sagen1ent adn1inistrée, et dans laquelle il laissoit tant de regrets_, au vénérable M. de Saint-Luc, son évê– que, qui lui donna un des canonicats de sa ca– thédrale. Nous ignorons les n1otifs qui le por- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=