Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 267· ) c<tntribua beaucoup à redoubler ~on applica"'!' tion. Ses goî1ts innocens pour les fot1ction.s saintes se fortifièrent avec 1' àge, et sans doute par les soins et par la vigilance de sa pieuse fa111ille. Pron1 u au sacerdoce en 177 5 , il fut envoyé près d'un de ses parens, l'abbé de Poil– ley, recteur de Botoha, l'une des paroisses les plus étendues de l'évêché de Quin1per : on y con1ptoit quatre trèves. L 1 es supérieurs se pro– poso:ient, sous les auspices et l'inspection du bon pasteur, d'exercer et de forn1er son neveu à toutes les fonctions du n1inistère. Celui-ci ren1plissant tous ses devoirs avec une édificatio11 constante, l'ancien curé lui résigna son béné– fice e11 1776. Quelque difficile qu'en fût le gou– verncn1ent, le nouveau pasteur connut l'éten– due de ses obligations, et sut y satisfaire avec un zèle qui ne se démentit jan1ais. D'u11 carac– tère plein d'obljgeance , riant, ouvert, co111- plaisan t, ain1able , prévenant , sans hun1eur, sans ex·igeance, d'un désintéresse1nent extrê1ne, se dépouillant de tout. pour soulager le pauvre, traitant ceux de ses parens qui se troi1voient malheureux, avec Ja générosité et la tendresse d'un père; ,,oilà ce que cet homrne de J)ien fut dans tous les ten1ps de sa vie. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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