Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 269) tèrent à renoncer à la charge bien pénible, sans doute, inais si touchante et si honorable , de pasteur des an1es: celles de tous ses frères lui étoienttrop chères, pour que son zèle à les sanc– tifier pût éprouver de ce déplacernent la inoin– dre altération. Il travailloit assidun1ent aux fré– quentes retraites que l'ondonnoit chez les da111es de la maison de Quin1per, confessoit et prêchoit en françois et en breton, enseignoit les ignorans partout o'Ù il les découvroit, et n1auifestoit un attrait particulier pour la conversion des mili– taires; il les recherchoit surtout dans les hôpi– taux. Lorsque le diocèse de Quin1per eut à pleurer son premier pasteur, digne de l'amour de son imn1ense troupeau , le chapitre de la cathédrale non1n1a l'ancien recteur de Botoha vicaire général pendant la vacance du siége. Ce nom de l'Archantel devoit être bien cher à l'E– glise; car ce nouveau vicaire général dont nous parlons ici, possédoit, dans Je n1ê111e chapitre, un édifiant modèle, en Louis-Jean Gilart de I'.i..~rchantel, son oncle. Celui-ci, non1n:ié, par le souverain pontife Pie VI, vicaire apostolique à la vacance du siége, fut forcé de quitter la France en 1795; il y rentra en 1797, et, cou– dan1né de nouveau à. la déportatio11, fut çou- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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