Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 255 ) soutenoit d'une manière sensihlc. I....a nourri– ture .Ja plus grossière, et qu'il se préparüit lui-même, étoit à ses yeux plns flatteuse que n'eusser1t été des i11ets délicats. On eût souri des forn1es <le sa cuisine, si l'on n'eût pas souf.. ft!rt de ses continuelles n1ortific:ations. . Après une excellente éducation, ce fuste s' abaissoit facile111ent au langage des petits, des iguorans · et des pauvres ! aussi gagnoit-il pron1pten1ent leur confiance et leur tendre respect. Ses entretiens ne tarcloient' pas à ra– n1e1H~r allx principes de droiture et aux senti– ri1ens de la vertu, ceux qui s'étoient déclarés les ennen1is des prêtres. Des pécheurs qui ·de~ puis long-ten1ps résistoie11t aux exhortations les plus pressantes, n1ettoient bas les armes devant son affabilité et sa bonté. Avec la paix du Seigneur, qu'il souhaitoit à chaque n1aiso11 dans laquelle il entroit, il y portoit la joie, l'instruction, l'édification, et l'on trou– voit toujours trop court le ten1ps qu'il y pas– soit. Quoiqu'alors il y eût des peines capitales décernées contre les habitans chez lesqueli étoient arrêtés des prêtres fidèles, l'an1i de J)ieu se voy.oit arde111n1ent de111andé, attendti, désiré dan.s une n1ultitude d'e11droits. Ses con- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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