Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 25:2 ) modité8 de ce n1onde, con1bien il se n1ontroit cornpa~issant aux besoins du prochain, surtout à ceux des pauvres prêtres! l.1orsque les con– fesseurs de la foi se trouvèrent renfern1és au ~Jont-Saint-1\1.ichel, ou dans la n1aison dite de la Trinité, à Rennes, il faisoit pour eux de non1J,renses qtu~tes, et leur procuroit d'in1- menses secours; 111ais, jaJoux <.le payer aussi de sa· personne_, il in1agiuoit de généreux sacri– fices auxquels il se plai~oit à se condatuner.. .Après a~ir 111ené une vie con1n1ode, aisée, l'ho111n1e de Dieu, dans ses d@rnières années, pratiquoit et goûtoit les privations auxquelles , sont assujettis les derniers citoyens de l'Etat. Jour et nuit il travailloit, supportoit le froid -, Ja chaleur, de longues courses dont il revenoit quelquefois couvert de boue, i11ais toujours avec une physionon1ie riante qui signaloit sa joie d'avoir souffert pour Jésus-Christ.. Affii~ gé d'un asthn1e lJ· n'ayant qu'une santé délicate, :il paroissoit néann1oins fort en1pressé d.e se livrer à toute espèce de bonnes œuvres. Ses amis le pressant de se; . n1énag.er un peu davantage : « Je n1'en porterois 1:noins bien, )) répondoit-il gaîment ». Et il est vrai que la Providence·, Stlr laque1le il . . se . .reposoit , le e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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