Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 228 ) . constitutionuel,à la place de M. de Marbeuf,– archevê<JUC légitin1e. Dans la fermeté d'un zèle plciH de lun1ières, il n'ouhl1a rien pour faire considérer, soit du clergé, soit du peuple, le pre111ier con1n1e un iutrus, un loup dévorant, entré par la violence dans le bercail, pour im.. 1nolcr le troui)eau à son arnbition .. Dans le cours des années 1791 et 1792, l~ plupat"t des prêtres catholiques des .paroisses et ~es chapitres {le Lyon avoient été contraints, les uns de sortir de cette ville , les·autres di se cacher, pour se dérober à la fureur de. clubs. Le courageux Dupleix redoubla d'acti-· vité, pour porter les secours spirituels aux fidèles, désolés cle la perte de leurs pasteurs.' :i.\'étant pas fonctionnaire public, aux termes de la loi, ayant vécu dans une· retraite profonde, il étoit n1oins.suspect aux in1·pies que beaucoup d'auttcs prêtres; n1ais le n1ome11t arriva bientôt· QÙ tout ce qu'il y avoit à IJyon de plus pur, pour ai usi dire, pari ni le peuple et parn1i le clergé, fut an1oncelé dans les prisons et dévoué à la n1ort. li ne nous appartient pas de faire ici la description de ces lieux d'horreurs, devenus, .par le séjour de la piété chrétienne, des lieux de r~fraîchisse111eut et de consolations. D'au~ e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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