Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( -2 ~9 ) tres ont re111pli cette tâche honorable, de n1a– nière à ne rien laisser à désirer. De ces pri– sons, changées alors co111111e en autant (le sanctuaires des vertus les plus héroïques, on tiroit, chaque se111aine, plusieurs centaines de victin1es, que l'on con(luisoit, avec l'appareil militaire, à l'hôtel con1rnun, où la seule vne des objets qui s'y renco11troient auroit en de quoi effrayer les plus braves. De hat.1ts pana– ches rouges on1brageoient la tête de ces j ugci de sang; leur visage étoit recouvert d'épaisses mousta~hes; sur leur poitrine 011 voyoit une . hache étincelante, suspendue par un ruhan tricolore; un large sabre , à poignée resplen– dissante, leur descendoit de l'épaule sur un baudrier noir; la salle étoit entourée cle sol– dats, de patriotes forcenés. C'est là que les plus grands exen1ples d'une fern1eté froide, d'un courage réfléchi, d'un mépt"Ïs bien pro– noneé pour la vie, furent donnés, furent n111l– tipliés, surtout par de tin1ides religieuses et par d 'hun1bles curés : u Si votre devoir, di– " soit l'un, est de nous co11da111ner, obéissez ~l à votre loi ; 111ais il faut aussi que j'obéisse à » la inienne; elle n1'ordonne de mourir. - » Crois-tu à l'enfer » ? den1andoit-on au curé e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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