Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 216 ) de l'ancie11ne Grèce et de Ron1e, et supporta· les ·dégoûts attachés à ces secondes études, non-seule111ent avec patience, n1ais encore avec coutage, s'iutcr<lisant rigoureusen1ent la lecture de tout ouvrage suspect ou dangereux; et cette conduite circonspecte et tin1orée con– tribua beaucoup de nos jours à lui faire con– server la foi que tant d'autres ont si nial– heureusen1ent perdue. lntirnen1ent persuadé que rexen1ple est la plus efficace des leçons' il n1it tout en a:~uvre pour parvenir à se sanc– tifier, afin àe sanctifier les autres. Profon– àé111ent recueilli dans la présence de Dieu, i1 étoit devenu dès sa jeunesse un hon1n1e d'oraison; la n1od.estic, cette sage garde des sens, i)aroissoit si parfaiten1ent e111preinte sur tous ses traits, qu'on ne ponvoit l'en– ·visager, sans l'estin1er et le respecter. Ses disciples et tous les écoliers du collége avoient I , • • • pour sa personne üne venerat1on qne rien, hors leur cohfiauce, ne pouvait égaler, et ils le considéroicnt a ntant con1n1e leur ten· dre an1i que cornrne leur n"Iaître vigilant. Afin de pouvoir ittteindre à la bonne mé– thode d'enseigner, il devoit intéresser le ciel à son travail; et Je pieux :professeur adres~ e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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