Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 215 ) moit au.tant qu'elle l'honoroi.t pour ses vertus, et qu'elle le hénissoit pout~ l'ain1al)lc dou– ceul' <le son caractt•re. Cependant il n'étoit pas très-con111.1unicatif, chérissant surtout la retraite. Le jeune an1i du cloître avoit été adn1is à faire les trois vœux sin1 ples , de pauvreté, de chasteté et d'obéîssauce, qui constittient f essence de l'état religieux. ~endant ses hu- 111anités, l'étude a voit été son principat ohjet, sans qu'il négligeât les devoirs de la piété chrétienne, cngage1nens précieux qui la for– tifient, con1nae ils eu sout l'arne et le n10- hile. Pendant son uoviciat, plus particuliè– ren1ent occupé de sa propre perfectioi\ et du choix de son état, il fit une conf~ssion gé– nérale, et s'appl.iqua constan1111ent à acquérir l<:s vertus d'humilité , de soumission , d@ renoneen1ent aux biens du 111011dc et aux plaisirs des sens; après avoir co11nu Ja vo– lonté divine sur le genre de vie auquel il étoit appelé, il s'affermit <lans s·a vocation par toutes les hon11es œuvres propres à son institut. A la vue de .la carrière d'enseigne– ment qui s' onvroit à son zèle, il crut devoir se fa1nîliariser avec les n1eilleurs écrivains e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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