Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 198 ) Jége, avoit été traîné de prisons en prisons, de tribunaux en tribunaux, soit à Nantes, soit à Rennes, et pendant plusieurs années. Le procès touchoit à sa fin; -et quoiqu'il eû·t été tout le jour en présence cle plusieurs ecclésiasti– ques, il n'avoit ja111ais pu se confesser, tant la vigilance des persécuteurs étoit active; cepen– dant l\f. Béuard brava des dangers in1n1inens, passa la nuit avec ce brave n1ilita1re, qui de– voit être n1is à n1ort le lenden1aira, et rernplit auprès de sa personne les fonctions de son n1i.. 11istère. Cet acte généreux, ainsi que beaucoup d'autres qui le précédèrent ou qui le suivirent, ne resta point in1puni par la horde des persé~ -cuteurs. I./apôtre des })risonniers de Jésus-Christ étant au secret, réussit à faire passer le billet suivant : « J'ai enlevé. les no1ns de l'atlas ; ne ' . . . ' ' ~> n1 envoyez r1c11, 111 personne, Jusqu a ce que l> je vous écrive n1oi-111ê111e. Ne venez point l> voir nos ai11is ici , clans ce i11on1ent qui est ,, de.fureur; ne vous co111pron1ettez pas; mé– )) nagez-vous pour le strict nécessaire. Coupez >> les fils (ces fils étoient de fer très-fin, et ou– » vroicnt u11e co1nn1unication d't1ne des fenêtres 1> de la 1)rison à une n1aison voisine). I.,e zèle" e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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