Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
{ 1 97 ) quelle nous ne perdrons jan1ais u11 che·veu de uos tètes. JI ne fut que pendant un ten1ps fort court sur la terre hospitalière, parce que le zèle qui le consun1oit. ne l'y laissa poil1t un n1on1eut en repos. Ses regards et ses \·œu.x le reportoient saus cesse vers le pays natal; il y rentra hi~n tôt, el ce fut pour y perdre sa liberté au bout <le quelques jours ...A.rrèté d.aus lt:s euvirons de Bécherel par la force arn1ée, il fut conduit: à la prison de la Port~-Saint-l\lichel, à Rennes, et soa zèle n'y l''esta pas oisif. Ce n'est pas que les jacobins apostés dans toutes les parl.Îes de cette n1aison n'y fissent la plus rigoureuse sur– veillance pour en1pêcher tout rapport quel– conque entre les prêtres fidèles et les autres prisonniers, surtout ceux que la loi avoit con– da111nés à la peine de mort; il trouvoit le 111oye11 de confesser les victin1es que la tyrannie révo– lutionnaire envoyoit à l'échafaud. Si la scélé– ratesse des surveillans enl~voit aux conda111nés cette seule et dernière consolation, leur céleste ami saisissoit le moment de parler à leur co11- science, et de leur donner l'al>solution. M. Sé– vin, officier de l'arn1ée royale, en1prisonné pour avoir refusé de se prêter à un acte sacri- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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