Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 180 ) cle la (:roix. (( Que, dans une position telle que n celle du ·père Fir111in, disoit-il, on s'efforce n de paroître brave, c'est un.e conduite qu'on »> pourroit expliquer; niais que cc père Firmin » conserve toujours la paix et la sérénité, qu'il » n'y ait rien d'affecté dans ses i11anières) » qu'on voie mèn1e briller la joie au milieu n de ce calnl'e parfait , c'est ce qui n1e passe, n et je ne puis le co~cevoir )>. Cependant les. j-ours s' écouloient , et le· d l ' , . hl . ' 'l . .n1on1enf .e execut1011 sen1 . oit s e 01gn,er :- le courage du conda111né n'en éprouvait au– cune altération. lncon11nodé d'u·n asthn1e qui troubloit habi tuellcn1ent son repos, et dont l'air· concentré cle Ja priso11, si malsain par le grànd non1hre des n1alheureux rassen1blés, i.le 1)ouvoit que rapprocher · et aggraver les :iccès, il jot1issoit d'ur1 som·meil paisible, aussitôt que son infirn1ité · lui laissoit un peu tle relâche. 1.l ne refusoit · point à la ·nature ce qui étoit dans l'ord·re de la Providence;· et, à le considérer, à 1' étudier ainsi, l'on avoit peine à croire que ce fût le père Firn1in conclafnné à rnort, tant sa paix étoit parfaite" .lia nature técla111oit encore violem111ent ses ai: ·oi.ts' n1ais la grâce' après de rudes. com- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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