Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 1 79 ) ges, au point qu'ils avo.ient enfin attiré con– tre eux les rigueurs du gouveruen1ent patriote, cherchoie11t inutilen1ent à s'étourdir dans les excès du vin; et leur air hagard, leur phy·– sionomie sinistre , déceloient trop souvent l'affreux état de leur conscience. De ces der– niers, il en étoit un qui, fameux par ses cri– n1es, réveilloit souvent daus la nuit ses voi~ sins par des cris lan1entables; atterré d'é– pouvantables songes, il ne pouvoit se remet– tre de ses frayeurs. Quel passage inconceva– ble, de la vue de ces fureurs dén1oniaques, à celle du caln1e, de la douce et riante éga– lité que po-rtoie11t sur tous leurs traits les amis de la vertu! Ceux qui la méconnoissoient en– core, ne · pouvoient con1prendre comn1ent l'hu111ble religieüx' attendant a tout iustant l'heure de monter sur l'échafaud, offroit sur son front un rayon de })onheur, celui d'une • in11nortalité ·glorieuse; et ce beau spectacle faisoi~ aussi sur les hon1ines religieux l'in1- pression la plus heureuse : entrer ceux - ci, M. Len1aire, originaire de l\Iarscille, bon mi– litaire décoré de la croix de Saint-IJouî~, rendoit un tén1oignage pu}Jlic à la grâce q ni opéro.it sur le fidèle in1itateur de saiut. Jea11 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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