Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 176 .} n silence de la nuit , l'obscurité de ces lieux 1 » les rigueurs de la persécution , la vue d'un n saint prêt à i11onter à l' échafaud, tout nous ,> rappeloit le ten1ps des catacon1bes et des )) pren1iers n1artyrs de la foi. rl,outes les ph.– )) roles du vénérable Firn1in étoient pou1" » nous autant d'oracles, et il 'nous sembloit » voir Jésus- Christ lui -111ên1e dans la. per– >J sonne de son fidèle n1inistre >>. O.n dressa, le plus décern1nent qu'il fut possible, un petit autel aux deux extrén1ités duquel on n1it des lun1ières. Le pieux n1inistre plaça respectueu... sen1ent sur la table la bourse qui renfern1oit les hosties consacrées, se prosterna devant Je Tout - Puissant, con1n1e pour lui faire une an1ende honorable de l'introduire dans un lieu si peu digne de sa divine n1ajcsté. Avant de con1n1unier ses confrères, il leur dit : «Mes )) chers confrères, voici l' Agneau de Dieu » in1n1olé pour nous : il fut la force des pre-· » n1iers n1artyrs, ii sera encore notre conso– '> lation et notre soutien. C'est pour luï que· » nous con1hattons; il le sait, il lë voit,, Ré– >) jouissons-nous d'avoir quelque chose à souf– >> frir pour un Dieu qui a tant fait pour no-– >' tre ))()nheur. C'est pour la dernière fois que e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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