Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( i75 ) générale qui lui rer1d le calme et la résignation. Quoiqu.e, aux termes du décret, le co11dan1né dût périr avant les vingt--quatre heures ex·pi• l'·ées depuis l'énoncé de l'arrêt, sor1 su pp.lice ~ut diflëré, ou , pour n1ieux dire, son agonie se prolongea, sans doute, dans les vues du 'fout-– Puissant, pou1• accroître ses n.1érites. Les prê..– tres détenus avec lui apprirent qu'à la chute d:µ, jour, rien n'annonçoit, sur la place des exé... ~utions , que l'on préparât l'échafaud. Alors ils résolurent de profiter dé cette précieuse nuit pour recueillir les dernières paroles d'u11 n1artyr, et se procurer l'avantage de con11nn– nier tous de sa rnain. U11 prêtre déguisé leur a.voit d'autres fois donné la con1munion. Aus- . sitôt que les prisonniers laïques se furent retirés pour prendte leur repos, ou se réunit sans bruit dans la chan1hre profonde exclusive• ment habitée par des prêtres. 1 1 ous s'y n1irent en prières, et ensuite, avec un profond recueil... len1ent, ils allèrent, chacuPl· à leur tour; con1- ~1e ils l'ont raconté depuis, se jeter aux pieds du père Firmin, lui faire l'aveu de leurs fau.-. tes, et recevoir !;absolution. « C'étoit, rappor-– ,, tent ces irréprochables tén1oins, un spec..,. » .Jacle qui 11ous f~isoit fondre e11 larn1es.1 l~·tt e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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