Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 1 71 ) )) je va~s le recevoir. Je . n'aurai plus rie11 à· » désireJ~, jusqu'à ce que je re111ette 111on .>J ame entre ses n1ains. Priez Dieu qu'il me· »· fasse la grâce d'être fidèle jusqu'à la fin >) .– A près ·avoir reçu le pre1i1Îer la· sainte coin~ munion des mains de son confesseur, il la .· donna à tous les autres. C'est surtout depuis cette époque jusqu'au rnon1ent de sa n1ort; c'est.... à-.dire pendant : une agonie de six jours, que ce saint prêtre fit éclater la vivacité de sa foi, ,sa parfaite résignation, et les prodiges qu'opéroit sur sa· . personne une · force toute divine : chaque· instant pouvoit devenir celui de son sup..– plice ~ il le sentoit, et se tenoit toujours• prêt à voler à la n1ort. Il récitoit Je divin office avec le · recueillement d'un Antoine. Lorsqu'il étoit en prières, il devenoit. insen– sible à ce qui se passoit autour de lui; cette sorte d'anéantlssen1ent pénétroit d'édificatiot1 · tous les prisonniers, et les anin1oit ~'u1=i pro-· fon.d respect -~ ils suspendoient leurs entre• tiens, pour ile pas troubler·· ceux du · juste. avec le Seigneur.· Avec ses confrères, ·.il en~·: troÎt dans }a · «it'.>n-versatÎOn étaJJJle iUl" }es af-.!. faires du ten1·ps,, avec la n1ên1c sérénité qtÏ~ili Ill. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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