Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 171 ) '> hunal et à la face du ciel et de la terre, » qne je n'ai jan1ais versé que <les consola~ n tions dans le cœur de n1es frères affligés. >J Errant dans les can1pagnes, et consacrant )) l11es veilles à faire du bien dans ]es . té.-u~ .. >> bres, parce qu'il ne nous étoit plus pern1is >> de Je faire en plein jour, je traînois une vie .>> laborieuse dans les bois et les solitudes , » environné de périls et poursuivi par la l> terreur. l\1a conscience s'est refusée à des >l sern1ens dont je prévo~yois les tristes consé– J> quences. Le décret de mort lancé contre les ' ' prêtres fugitifs n'a pu retentir à n1es oreilles .n~ et pénétrer jusque dans 111es retraites obs– )) cures, que par l'épouvante qu'il a jetée dans ».toutes les an1es honnêtes. Je ne ùevoîs pas ~> vous le dissin1uler, le 111ensonge est indigne ~J d'un honnête hon1me, et plus encore d'un » prêtre. Il 111e seroit honteux de prolonger » rnes jours à ce prix, et de flétrir n1a con– » science, en lnentant à Dieu mê111c~ Si j'ai » redouté la captivité, c'est qu'elle étoit in~ n calculable <lans ses suites; et la ri~ueur du » décret pon~voit-elle t11e laisser entrevoir, dans » une fléportation lointaine, :iutre chose qu'une )) nlort lente et cruelle? Si la défiance d.c n1cs e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=