Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 170 ) ce. Après cet acte de. confiance et d'aba11- don, tous virent en lui con11ne un hon11ne nouveau que la grâce disposoit chaque jour davantage à tous les sacrifices, et rendoit su– périeur aux répugnances de la nature. Le caln1e et la sérénité se peignoient sur son vi-. s;lge, et depuis ce moment il attendit avec une grande résignation l'heure de son juge– ment. Un défenseur d'office, dont la dén1ar– che, dans la forn1e de la procédure , devenoit absolu111e11t illusoire, se présente à l'accusé, et lui den1ande, selon l'usage, s'il avoit quel– que n1oyen de défense à produire. Celui- ci déclare qu'il 11'avoit rien à ajouter à ce qu'il avoit déposé la veille. N éann1oins, ~es a1njs. dressèrent, de concert avec Jui, un exposé en forn1e de justification , et que l'hon1n1e de la loi prononça dans les tern1es su.ivans, à cinq heu· res du soir, devant les juges, lorsque le pri– sonnier pour la foi fut a111ené devant eux : « Citoyens juges, )) Il est de l'essence dtune loi d'être juste }) et <le couvrir l'innocence de son égide, » corr1n1e elle poursuit i111pitoyablen1ent le J> crîn1e. Je déclare ici, au pied de votre tri~ e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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