Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 1ï2 ) » forces, si le sentin1e.nt de 111a foiblesse, si l'a~ .)) n1our naturel de la vie, 111'ont fait i)référer les » antres et les forêts, c'est qu'au i11ilieu des an– » goisses et des ·privations, j'y conservois du » n1oius l'espérance, seule ressource de l'adver– » si té. c:itoyens. juges' r en :tppelle à votre con– )) science. u·n crin1inel' fût-il le plus scélérat . » des hon1111es, a-t-il jan1ais été jugé plus cou– )} pnble, pour avoir ron1pu ses chaînes, s~être >1 échappé de sa prison, et avoir tenté de se sou~>' . traire à la n1ort ./ On i11'oppose la volonté de )> la loi; n1a.is une loi cesse d'êtr·e telle, quand » elle est repoussée par la voix de la justice, de )) la nature et de la raison. Citoyens juges, j-e » vous vois placés entre deux extrén1ités, et >) je vous plains. Il n'y a cependant ici poÜt'" )>. vons qu'un (le ces deux i1art1s à prendre. Il >l faut, ou yous couvrir du saùg de l'innocent, . 1 ,, l i· )> ou avoir e courage a a)( 1quer ». Cc discours fit sur l'assen1hlée une in1pres:.. sion prof()nde. l_,,es juges se sentoieut péné– trés de douleur. Niais l'effroi planant sur leur tête , les plaço-i t eux-n1êmes entre leur con– science et l'échafaud. Après un ·111erne siJence;· l'accusateur public se ·lève, chancelle, et, d'une '\'"Oix lrerublante, produit la loi; l"arrèt fatal est· e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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