Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( i6g ) heures du soir, il comparut au tribunal, et le jnge lui den1anda s'il avoit eu connoissance <lu décret qui eujoignoit à tout ecclésiastique non assern1enté de coinparoître au chef-lieu de SOt'l départen1ent, dans l"espace de dix jours, à dater de la publication. L'accusé répondit affirn1ativen1cnt; et le n1agistrat, en1barrassé par une déclaratîo.n aussi franche , insista sur la difliculté de counoître les décrets dans leur véritable sens, au n1ilieu d'une vie errante <lans des can1pagnes isolées. Le prisi>nnier de Jésus-Christ répliqua qu'on lui en avoit donné connoissance. Pénétré <le f injustic_e de la loi, provoquant autant qu'il étoit e11 lui un désa– veu de la victin1e, l'organe des autorités lui fit observer qu'il ne con1prenoît pas con1n1ent elle s'était refusée à se rendre en prison plu– tôt que de s'exposer à la inort. « J'espérois n échapper·, reprit paisihlen1ent l'hon1n1e <le » Dieu, et j'avois préfér~ n1e tenir caché, pour )) être plus long- tcn1 ps ut.ile, i11'en reposant » du reste sur la Providence >J. Cet iuterroga– toire dura l'espace d'11ne heure. IJe lenden1ain 8 avril, il fut se jeter anx pieds de son con{esseur, et recueillir <.te nou– velles forces dans le sacrernent de péuiten- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=