Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 161 ) la méditâtion, dans la i~~citatibn du bréviaire; et dans la célébration des saints nt)'Stères~ Cette der11ièrc et divine jouiss:1nce lui fut bien– tôt ravie, iTJais il ne se plaignit jan1ais d'au– cune de ces épreuves, que Dien lui n1énagea pour faire éclater la }Ji été de son serviteur. On lui apprend. que la nation a séquestré ses biens, et, dans son parfait détachen1ent, il se contente de di1·e, après le saint h~111111e Job ~ Dorninus dedit; JJ01ninlts abstulit ~· sit no1nen Do1nilti benedictuni. Celui qui ayoÎt fait si sou• vent à Dieu le sacrifice de sa vie, ne pou– voit tenir à sa fortune , et con1 n1e le bon Etienne s~affligeoit de ce nouveau revers: c( Ne >> t'inquiète point, lui disoit-il en riant, il est J> bien juste qn' ayant fait tant d'aun1ônes aux J> autres; nous en recevions d'eux à notrê • 1 • , • » tour; sois n1en assure que rien ne nous 111an- >J quera ». A près avoir conservé un caln1è inébranlable au ni.ilieu de tous ces revers, attaqué d'une maladie n1ortelle , il fut transféré de Ja prison à l'hôpital. IJe saint vieillard se réjouit d'être 1•éuni aux men1bres souffrans de Jésus-Christ 1 pour lui devenir plus cor)for111e, et consom-– n1er son saGrifice dans I' a~ile des douleurs €f: l 1 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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