Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 158 ) Depuis cette époque, il dc111cura dans cette ville, où ses paroissiens venoie nt en foule se confesser à lui, dans l'église du Chapelet, jus– qu'à ce qu'un homn1c en place lui en eût fait fern1er les portes, après l'avoir assailli des pro– pos les plus outrageans, des plus basses in– vectives et de violentes i11enaces. Cette expul– sion du Chapelet ne laissant plus d'asile à l'homn1e de Dieu, pour recevoir ses pieux en– fans, il osa retourner au 111ilieu d'enx, et con– tinua d'exercer ses fonctions dans la n1aison du généreux Boulin, non n1oins décidé que son pasteur à donner ·sa vie pour la foi. Bien– tôt après, dénoncé pour avoir ad111iuistré un malade, il fut arrèté par <les gendarn1es. En le conduisant à Agen, dans la prison dite le couvent de Paulùi,, ils lui per1nirent de se reposer sur la route, chez M~e. I"agrange, fen1n1e respectable, et qui savoit apprécier l'an1i de Dieu. Etonnée d'une telle et si scan– daleuse avanie, elle lui den1anda quel délit il • • • avo1t pu con1n1ettre, pour se trouver· a1ns1 dans les rnains de la justice ! « ~J adan1e, lui )) répondit-il, avez-vous donc oublié l'Evan– » gile '? J'ai confess.é une fem111e n1aladc, et » c'est pour cc crime qu'on 111e conduit dans e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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