Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 154 ) » car plus je serai 111altraité, plus j'e serai con– )) tent de souffrir pour Jésus-Christ ». Après <JUC le juste eût été conduit dans les i)risons c1'Agcn, son frère, savant curé d 'Arhis, au diocèse de Bordeaux, rnais retiré à Agen, à cause de son grand âge, apprit qu'il étoit dans les fers. Transporté de joie, il se fait conduire à la Conciergerie, se jette dans les bras duper– sécuté, le félicite de son bonheur, l'exhorte à se n1ontrer digne de l'honneur qui lui est ac– cordé de partager le calice de Jésus..Christ. Les deux frères, ani111és du désir cle souffrir, re– j etoient les n1arques de co111passion qu'on don– noit à leur détresse. Le curé de Puyn1asson étoit si ren1pli de l'esprit de Dieu, qu'il con1- 111uniqna une partie de sa force intérieure à un de ses confrères, détenu co111n1e lui pour la n1ên1e cause, i11ais plongé dans la frayeur et ]a tristesse. 9n reconnoît ici, dans le généreux Bahic, le cœur du juste qui, chassé de son église, arraché à son troupeau, étoit venu fur- · tive111ent pour lui rendre, au sein de n1ille dangers, tous les secours de son n1inistère : on rcconnoît encore le digne an1i de ce bon abbé de l._Jartigue, dont nous avons ailleurs raconté la fin tragique, et qui , ap1lrenant sa n1ort vio- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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