Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 155 ) munir les fidèles contre les doctrines nouvel– les, celles de ces faux pasteurs qui se jettent sur le bercail pour y porter le ravage et la n1ort. I .. es avis, les exhortations, le zèle sainteme11t ani111é (lu bon pasteur, produisirent de si grands fruits dans r esprit et dans Je cœur du peupJe' que l'intrus envoyé d'après les décrets de l'as– se111blée coustituante, se vit abandonné de presque tous les habitaus de Puyn1asson. l.Je curé Jégitin1e, ne se croyant pas dispensé par les autorités civiles de leur distribuer le pain de la divine parole, les asRen1bloit chaque di– n1auche dans une n1aison particulière; et rén1is– saire <le Satan porta sa plainte au départen1ent, qui fit conduire par la gcndarn1erie 1\1:. Bahic dans Jes prisons, pour que Je sénéchal, en– 'core existant, lui fît son procès con1 n1e à n n séditieux. Lorsqu'on vint arrêter I'hon1rne de Dieu, l'u11 des archers, à qui le bon pasteur avoit fait faire sa pren1ière co111n1union, lui n1arqua tous ses regrets de se voir, disoit-il, obligé de n1ettre la n1ain sur sa personne. " l\'lon an1i, répondit le confesseur de la foi, )> fàis ton devoir, con1n1e j'ai toujours fait le .» n1ien; n1ène-n1oi rude1nent, puisqu'ou te » l'a comn1andé, et je ne t'en voudrai pas : e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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